Historique

HOPITAL DE CAMPAGNE

Les Chablaisiens connaissent bien la Maladière, le point culminant de la partie sud-ouest de la colline des Allinges.

Ce que les habitants ignorent bien souvent, c'est l'origine de son nom.

Une maladière, ou maladrerie, était un lieu autrefois affecté aux personnes malades de la lèpre et que l'on appelerait aujourd'hui léproserie. La tradition veut qu'au Moyen Age, l'une des rares grottes naturelles du territoire qu'offre le massif gréseux ait été aménagée en hôpital pour les malheureux qui devaient être isolés.

On dit que les religieuses de l'ordre de Cîteaux, animées par leur charte de charité et installées dans l'abbaye du Lieu, ravitaillaient et soignaient les malades dans cette cavité reculée et difficile d'accès. L'endroit possédait vraissemblablement une chapelle et sûrement un cimetière.

Bien des années plus tard, la falaise calcaire prit des allures plus prometteuses lorsque, d'après la légende, un habitant de Perrignier décourvrit dans une taupinière, en 1830, une belle pépite d'or. Non loin de la caverne, il est d'ailleurs encore possible de deviner les excavations laissées par d'avides chercheurs.

Enfin, dès 1943, le lieu s'inscrivit dans l'histoire comme un repaire pour la Résistance, une cache pour les munitions et les vivres, mais surtout un remarquable poste d'observation.

A VOIR AUSSI:

Les abords de cette grotte ont également servi de carrière pour l'extraction de meules dont on aperçoit encore les formes circulaires. Dans la région, les moulins, actionnés par les cours d'eau chablaisiens, étaient en effet nombreux.

 

 


ORIGINE DU NOM DE PERRIGNIER

Il semblerait que Perrignier s'appelait "Perrigny", consonance romaine, et que ce sont surtout les romains qui ont laissé leurs empreintes.

"(...) Son fondateur serait Perrinus, un romain de l'époque de Jules César, venu se fixer dans ces lieux".

Ce nom pourrait aussi venir du "pierrier" entourant l'église.

Les habitants sont les Perrignins.

La voie romaine d'Annemasse à Evian ou "strata" passait à proximité de l'oratoire de Brécorens.


LES ARMOIRIES

''Taillé, au 1 : de gueules à la croix trèflée d'argent ; au 2 : d'or à la tour crénelée d'azur''

La croix trèflée sur champ de gueules rappelle les armoiries de Saint-Jean-d'Aulps. Le prieuré, puis l'abbaye cistercienne Notre-Dame du Lieu, furent soumis à la direction spirituelle et matérielle de l'Abbé d'Aulps, de sa fondation en 1150 jusqu'en 1443.

Cette croix évoque également celle de saint Maurice, patron de la Savoie. Le culte de ce saint militaire a comme foer primitif l'abbaye valaisanne d'Agaune. La légende en fait le chef d'une légion romaine, aant subi le martyre avec ses soldats au tournant des IIIe-IVe siècles, parce qu'il refusait de sacrifier aux dieux païens de l'empereur Maximien. La tour représente la maison de la ''Tour'' à Brécorens, qui fut construite grâce aux nobles Liffort (M,-Th. Hermann, Histoire de Perrignier-Brécorens, Agen, 1972, p20-21). Jusqu'au XVIe siècle, Perrignier et Brécorens furent deux paroisses distinctes, puis celle de Brécorens devint une annexe de la première.

Les armoiries de cette commune ont été créées, après la fin de l'association avec Draillant, le 15 février 2001. Elles ont été adoptées par une délibration du Conseil municipal en date du 3 février 2003.


LES MOULINS DE PERRIGNIER

Profession de Meunier : entrent dans ces métiers, tout comme dans le commerce, un atavisme, une tradition de famille, qui ne se font pas en un jour. Il pouvait être difficile pour certains de vivre dans des locaux le plus souvent sombres parce qu’encaissés entre les rives d’un ruisseau, assez exigus, parce qu’encombrés par la machinerie et surtout humides parce que traversés par les eaux. Sans compter un travail pénible, les lourds sacs à porter et bien souvent la difficulté de se faire payer !

Après l’époque 1815-1847, Perrignier comptait jusqu’à 4 à 5 moulins, tous situés au chef-lieu, sur le Redon. Aucun n’était établi sur la Gurnaz sur le territoire de Brécorens.

  • Le moulin Manillier est certainement le plus ancien des moulins de Perrignier de par sa topographie des lieux : c’est en effet là que le Redon est le plus facilement accessible et nécessite le moins de dérivation. Le mas « Champ du moulin » existait bien avant le 17ème siècle, appartenant en grande partie aux Ponthet. A la mort de Joseph Doriot, en 1808, le moulin est quasiment une ruine, bien que Jacques François Manillier de Margencel ait essayé de le remettre en état. Fabien Berthet, meunier et Joseph Mugnier, maçon de Samoëns déclarent qu’il faudrait une somme importante pour réparer le moulin. Catherine Lacroix rachètera ce qu’il en reste vers 1829 et le restaure. En 1845, les enfants Manillier ont grandi, ont repris la suite de J.François, de père en fils jusqu’à ce jour.
  • Le moulin Jeandin a été acquis avec le cours d’eau par Noble Jean Bouvier, des condiviseurs Merchat en 1604. La famille Merchat ou Marchat ayant encore des descendants à Thonon, était alors fleurissante à Perrignier. En 1727, les Barbey, fermiers venus de Suisse, sont admodiés* par le Baron d’Yvoire (*le fait de donner un bail d’héritage que l’on donne à moisson ou à moitié fruits qui se partage entre le propriétaire et le métayer). Le moulin comprend alors un moulin blanc, un moulin clair, un battoir, un plot d’huile et une scie, avec bésière et un four. Quelques noms de ses anciens propriétaires : Pierre Marmoëx de Pessinge, Pierre Mérandon de Brenthonne, Pierre Perroud, famille Dumaney, Berthet, Mouchet de Brenthonne. Puis en 1868, Dominique Lacroix. En 1896, il y avait 4 roues « à auget », 2 actionnant 2 paires de meules chacune et les autres, une lame de scie et un battoir à chanvre. (ou foulon).En 1908, le moulin et la maison furent reconstruits par François Jeandin, agrandis, modernisés et sont devenus la minoterie telle qu’elle existe aujourd’hui.
  • Le moulin Bastian c’est le seul dont on trouve trace dans les reconnaissances du Moyen Age. Indivis entre les Ravoré et les Chignan. En 1730, il comporte deux bâtiments disctincts sur deux mas différents. Le premier sur « L’Etroz », le second sur « Les combes ». Philibert Favre acquit au 17ème siècle les deux bâtiments. Il légua l’un deux à l’hôpital de Thonon et revendit l’autre au Sénateur Rebut. Pierre Favier d’Habère épouse en 1639 à Perrignier Louise Deconche, veuve de François Lacroix, de Cervens, l’un des premiers meuniers dont le nom soit lié au moulin. En 1722-1723, Mme Rebut doit vendre les champs accompagnant le moulin pour éponger un peu ses dettes. Ses terres en friche, pour la plupart, ne compensent que bien peu ce que réclame les Barnadites et le moulin passe alors entièrement à l’hôpital de Thonon.
  • Moulin Pendant : Jean Berthet, mari de Nicolarde Vittet puis d’Aimée Deconche, s’installa définitivement à Perrignier. Les enfants continuèrent la tradition. Aux alentours de la révolution, ils construisirent de leurs mains le moulin Pendant et les maisons d’habitation. Leurs descendants conservèrent le moulin jusqu’en 1869. Date à laquelle Claude Marie Berthet le vendit à François Morel de Cervens, la fille unique Josette épouse de Jules Lacroix : d’où le passage du moulin à cette dernière famille jusqu’à sa disparition récente. Le 14 vendémière de l’an III, le médecin Duperrier, à qui appartient alors le moulin, passe un accord avec les habitants du lieu. Ils veulent faire une dérivation d’une certaine quantité d’eau de la bésière des moulins d’en haut, pour leur usage particulier. Jean Bastian rachètera le moulin et sa famille le possèdera près d’un demi-siècle. Loué à Jacques Lacroix, puis à P. François Layat, les bâtiments groupaient deux moulins à blés, une scie, un battoir, un pressoir et un martinet dont Bastian s’occupait plus particulièrement car il était taillandier*(artisan qui fabrique des outils tranchant tels que ciseaux, cisailles ou haches). En 1886, le fils de Jean est à Genève. Les neveux veulent vendre le moulin. Ils mettent une annonce dans « le Messager ». Mise à prix : 5'000 fr. En 1896, les « carnets industriels du canton de Thonon » notent le très mauvais état des moulins : 6 battoirs, qui d’ailleurs, chôment quatre mois sur douze. Seule la scie aménagée par les Pugin continuera à fonctionner.

 

 

 

 

 

 


OBJETS TROUVES

  • Un trousseau de clés à été trouvé place des fontaines / route du Villard tout début juillet.
  • Des clés de voiture ont été trouvées au Villard / chemin des Saultries début juin.
  • Autres télécommandes de voitures trouvées à la gare et en ville en 2019.
  • Veste, sac à dos et clés d'immeuble d'un colégien / lycéen trouvés devant la mairie fin 2019 ou tout début 2020

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